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« C’est une chance que les gens de la nation
ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire
parce que si tel était le cas, je crois qu’il y aurait une révolution
avant demain matin… »

Henry FORD - (1863 - 1947)


Jean-Michel NAULOT
Ex. banquier et membre du collège de l’Autorité des Marchés Financiers :
« Crise financière - Pourquoi les gouvernements ne font rien »

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Mondialisation / Globalisation

  • La place prise par ces termes dans notre vie quotidienne depuis le début des années 80, n’a cessé de s’amplifier,

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    • ● intensification des transports et développement du tourisme de masse,

      ● concentration des circuits de distribution (grande distribution) et consommation de masse,

      ● intensification des échanges internationaux de bien et de services (importations / exportations) et des flux financiers planétaires (fonds de pension, paradis fiscaux),

      ● accentuation de la division internationale du travail,

      ● accélération de l’innovation technologique dans les secteurs de l’électronique et de la communication (révolution Internet - émergence et développement très rapide de la cyber-économie),

      ● bouleversement des secteurs productifs des pays développés, délocalisations, chômage structurel persistant,

      ● fragilisation des classes moyennes, accroissement des disparités socio-économiques et de la précarisation des classes les plus défavorisées, etc.

  • … jusqu’à ériger le simple constat d’une logique économique très intelligible, en un dogme irrationnel de nature quasi-religieuse : la mondialisation est un fait imparable.

    Cette pensée unique néolibérale est indéfectiblement soutenue par l’OMC, qui en est l’organe emblématique :

    France Inter - Émission “On n’arrête pas l’éco” du 19.01.2013 - Invité Pascal LAMY, directeur de l’OMC.

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    • Pour ne pas faire partie des perdants

      … il suffirait de se mondialiser toujours plus :

      d’importer plus pour exporter plus,

      et bien sûr, sous prétexte d’améliorer notre compétitivité en réduisant toujours davantage les coûts de production, procéder à des réformes structurelles destinées à démanteler les systèmes de protection sociale et de redistribution socioéconomique qui assurent la cohésion sociale.

      ● À l’inverse, tout protectionnisme serait une tentation diabolique. Mais comme un mot tabou, ce qu’il recouvre n’est jamais clairement analysé par les mondialistes. Nous sommes simplement priés d’admettre que c’est mal et un danger.

      Si Monsieur LAMY a adapté son discours et nous déclare :

      _« ce n’est pas que ce soit bien ou pas bien, mais c’est que ça ne marche pas »,

      _ il serait plus exacte de dire que la dérèglementation mise en œuvre de sommet en sommet et d’accord en accord, par l’OMC et les autres organisations économiques internationales, a eu pour objectif essentiel de neutraliser le système immunitaire des économies nationales.

      Au risque de choquer, nous faisons le constat que depuis les années 1980, deux virus mortels se sont propagés sur la planète :

      le HIV qui, faute de protection et de traitement adapté, s’attaque au corps humain. Il peut alors décimer les familles et déstructurer les sociétés les plus vulnérables.

      le libre-échange inconditionnel, qui tue la valeur du travail, détruit l’emploi vecteur d’un développement socioéconomique équilibré, et creuse partout le fossé entre des fortunes insensées et de nouvelles formes de pauvreté au sein même des pays les plus développés.

      Mais surtout, lorsque Monsieur LAMY cite quelques foyers sporadiques de tentation protectionniste, *il se garde bien de citer la Chine au premier rang des états protectionnistes, de fait !

      Ce jeu de dupes consiste comme toujours dans le décalage total entre :

      les paroles, qui pourtant, bien comprises, sont beaucoup plus inquiétantes que rassurantes,

      et les actes. La mise en concurrence frontale entre dictature et démocratie, entre loi de la jungle et régulation socioéconomique étatique.

      ● Mais il est facile pour tous de comprendre qui aurait le plus à perdre si les échanges étaient régulés en fonction de critères que les gourous de la mondialisation considèrent comme “protectionnistes” :

      harmonisation par le haut de la protection sociale,

      de la protection environnementale,

      et de l’éthique économique (lutte contre la corruption et contre l’évasion fiscale).



      La mondialisation économique ne serait le fait d’aucune décision politique concertée.

      ● Phénomène immanent de l’évolution des sociétés humaines, elle irait dans le sens naturel de l’Histoire et devrait, de ce fait, s’imposer à tous, comme l’unification et l’harmonisation des peuples et des cultures.

      En bref, l’économie contemporaine effacerait en quelques décennies une des pires disgrâces dont l’humanité souffre depuis sa Genèse : la division et l’incommunicabilité.

      Le châtiment de la Tour de Babel !

      Connaissant l’importance de la religion chez nombre de dirigeants politiques et économiques américains, faut-il s’étonner que ce pays soit la véritable pouponnière de l’idéologie néolibérale ? (bien que son berceau soit européen) Tout comme il est le champ de bataille des créationnistes

      ● L’intérêt de tous consisterait donc à en accepter l’augure et à s’adapter au mieux à ses lois.

      Mais tout de même, si nous devions dialoguer avec ces néolibéraux, notamment avec les plus religieux d’entre eux, au risque final d’une incommunicabilité babélienne, nous les inviterions à relire plus attentivement l’histoire de la fameuse tour et du châtiment divin qui s’en suivit.

      Quelle en fut la cause ? L’orgueil et la mégalomanie :

      « Allons! dirent-ils, bâtissons-nous une tour dont le sommet touche le ciel. Faisons-nous un nom afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la terre. »

      (Genèse 11.4)

      Aïe ! Voilà qui n’est pas de très bon augure pour tous les groupes multinationaux, dont l’enseigne couvre la terre.

      Non ? N’aurions-nous pas la même lecture des symboles ?

      Leurs tours ne risquent-elles pas d’irriter le ciel à force de le gratter ?

      Et que dire de ces sources miraculeuses de la mondialisation économique et de la globalisation financière, de ces élèves qui, de la péninsule arabique aux places asiatiques, ont désormais dépassé le maître américain ?



      Vous disiez donc, Monsieur LAMY ? Face à la crise, il faut déréguler toujours plus ?

      ● Or en filigrane, tout le monde devrait comprendre ce que la petite histoire distillée dans nos esprits par cette pensée unique se garde bien de dire clairement :

      ce système économique comporte forcément des perdants car les gains des uns se font au détriment des autres,

      la guerre économique qu’il alimente fait donc forcément des dégâts,

      et il n’est pas certains que les gagnants d’aujourd’hui ne fasse pas partie des perdants de demain.

      ● Mais cela, c’est peut-être hélas la grande histoire qui nous le dira…

      Car les laissés pour compte de cette mondialisation compétitive risquent fort de ne pas s’en tenir au silence des agneaux attendu d’eux par leurs sacrificateurs. En désespoir de cause, et sous toutes les latitudes, ils sont susceptibles de se muer en loups, quelles que soient les idéologies qu’ils rallieront…

      Faute d’originalité, permettez-nous de vous rappeler le vieil adage :

      Errare humanum est, perseverare diabolicum !


Mais de quoi parlons-nous lorsque nous faisons référence à LA mondialisation ?


L’avis du célèbre linguiste et philosophe américain Noam Chomsky, sur la mondialisation :

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Après les définitions génériques du LAROUSSE, nous vous proposons une consultation plus approfondie du dico du magasine Alternatives Économiques.


Définitions :

Mondialisation

Dictionnaire LAROUSSE :

  • « En économie, élargissement du champ d’activité des agents économiques (entreprises, banques, Bourses) du cadre national à la dimension mondiale »

Alternatives Économiques, le 22.01.2010 :

  • « Niveau d’interdépendance et d’interpénétration des économies nationales tel que nombre d’entreprises peuvent déterminer leur localisation, leurs approvisionnements, leur financement, leurs circuits de commercialisation, leurs recrutements, voire leurs débouchés à l’échelle mondiale, en comparant les coûts et les avantages que leur procure chacune des solutions nationales envisageables. »


Globalisation

Dictionnaire LAROUSSE :

  • « En économie, tendance des entreprises multinationales à concevoir des stratégies à l’échelle planétaire, conduisant à la mise en place d’un marché mondial unifié »

Alternatives Économiques, le 22.01.2010 :

  • « Néologisme d’origine anglaise désignant la mondialisation financière, c’est-à-dire l’existence d’un marché mondial du capital. Par extension, tend à désigner le fait que les décisions stratégiques des firmes multinationales visent parfois à réaliser une intégration productive mondiale : production de tel composant ici, de tel autre là, assemblage ailleurs, etc. Est parfois utilisé (de façon incorrecte) comme synonyme de mondialisation dans son ensemble »


Précisions complémentaires :

Mondialisation

Alternatives Économiques, le 22.01.2010 :

  • « La mondialisation apporte un changement de nature, presque une rupture, dans les processus d’internationalisation à l’œuvre depuis plusieurs décennies. »

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    • « L’internationalisation implique en effet seulement une intensification des échanges internationaux, donc des phénomènes de spécialisation d’un pays à l’autre.

      La mondialisation implique une optimisation des différentes opérations de production et de commercialisation à l’échelle mondiale: sous-traiter telle opération dans tel pays, localiser tel type d’opération dans tel autre, commercialiser le résultat dans tel autre, etc.

      L’apport spécifique de chaque pays dans ce processus global (d’où l’anglicisme globalisation qui, en français, désigne plutôt la mondialisation financière) dépend des avantages spécifiques qu’il est susceptible d’apporter: ici une main-d’œuvre bon marché, là des infrastructures de qualité, ailleurs la proximité d’un réseau dense et dynamique de recherche-développement ou un important marché de consommateurs dotés de pouvoir d’achat, ailleurs encore une ingénierie financière sophistiquée et peu coûteuse, etc. »

  • « La mondialisation met en concurrence non plus des produits, mais des systèmes productifs et sociaux. Il en résulte que le maintien de tel ou tel type d’avantages sociaux dans un pays dépend de sa capacité à offrir en échange des avantages spécifiques, pour lesquels les firmes intéressées sont prêtes à consentir les coûts salariaux ou les charges sociales correspondants. »

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    • « La mondialisation contraint donc les pays qui veulent y faire face à élever le niveau de compétence de leur main-d’œuvre, la qualité de leurs liaisons internationales, etc. A défaut, la seule alternative est de réduire les salaires, les charges sociales ou la fiscalité, pour attirer par la faiblesse des coûts de production les entreprises qu’ils ne peuvent attirer par des éléments qualitatifs.

      La mondialisation a pour conséquence une dissociation de la localisation des débouchés et de la production, ce qui affaiblit les politiques économiques qui reposent au contraire sur le fait qu’une hausse des revenus engendre une hausse des débouchés. »

Globalisation

Alternatives Économiques, le 22.01.2010 :

  • « D’une certaine manière, globalisation s’oppose à multinationalisation. »

    (lire la suite…)

    • « Ce dernier terme sous-entend qu’une entreprise, bien qu’ayant une implantation dans plusieurs pays, demeure attachée principalement à un pays, en général son pays d’origine.

      Au contraire, le terme globalisation sous-entend que l’entreprise est détachée d’une base territoriale particulière, que le monde est son territoire, et qu’elle décide de sa stratégie productive en fonction des coûts de production relatifs des différents pays, et en vue de la mise au point d’un produit vendu dans le plus grand nombre de pays possibles. »


Une vision globale pour des alternatives sérieuses à la pensée unique :

  • Nous vous proposons ici l’une d’elle, parmi bien d’autres, celle de l’économiste français Daniel COHEN :
    (professeur d’économie à l’École Normale Supérieure et à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne).

► ► ► ► Daniel COHEN - « La prospérité du vice - Une introduction (inquiète) à l’économie »


Partie 1

Partie 2

Partie 3

Partie 4

Partie 5


  • Ou celle des « Économistes Atterrés », plus que jamais digne d’intérêt, parmi lesquels d’authentiques chercheurs qui trouvent, mais demeurent trop ignorés des médias :

Alexandre Brédimas, André Orléan, Benjamin Coriat, Cédric Durand, Christophe Ramaux, Damien Sauze, Dany Lang, Dominique Plihon, Edwin Le Héron, Esther Jeffers, Fabienne Orsi, Frédéric Boccara, Frédéric Boccara, Frédéric Lordon, Gilles Rotillon, Henri Sterdyniak, Jean-François Ponsot, Jean-Marie Harribey, Jean-Paul Domin, Michel Dévoluy, Mireille Bruyère, Nathalie Coutinet, Philippe Askénazy, Philippe Batifoulier, Philippe Légé, Roland Pérez, Thomas Coutrot, etc.

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Leurs vidéos sur YouTube

… une association créée en 2011, regroupant des chercheurs, des universitaires et des experts en économie, ainsi que d’autres citoyens non économistes, « dont l’action consiste à impulser la réflexion collective et l’expression publique des économistes qui ne se résignent pas à la domination de l’orthodoxie néo-libérale. » (source Wikipédia)




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