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Des repères indispensables pour une consommation responsable


Comment définir d’abord une consommation responsable ?

Il s’agit bien sûr en premier lieu d’un mode de consommation

… qui réponde aux enjeux conditionnant un développement économique soutenable. Il fait plus largement écho à notre mode de vie. Les thèmes concernés sont donc ceux du développement durable :

  • Préoccupation environnementale - Tenir compte des limites en capacité de la Nature à satisfaire nos besoins :
    tant en ce qui concerne les matières et l’énergie nécessaires à la production de nos produits et de nos services,
    que les conséquences de leur utilisation et l’impact de nos déchets.
  • Préoccupation sociétale - Quelles sont les conséquences de nos choix, par exemple entre différents produits et services, en matière :
    d’emploi localement (responsabilité du low cost sur les délocalisations),
    ou d’exploitation humaine ailleurs (conditions de travail et de vie dans les territoires à bas coût),
    d’éducation ou de santé de nos proches
    (les téléphones mobiles de nos enfants, et leur impact sur leur apprentissage scolaire…)
  • Éthique économique - Contribuer par nos choix à :
    renforcer la viabilité économique des entreprises elles-mêmes les plus responsables,
    plutôt que de continuer enrichir celles qui bénéficient de la mondialisation économique au détriment du développement local et de l’avenir des populations, ici comme ailleurs.



Mais il s’agit aussi, sinon surtout, d’un autre état d’esprit
… à adopter nous-mêmes et tenter de communiquer autour de nous.


Comprendre la signification du prix, et ses impacts sociétaux et environnementaux

Une autre notion soulève de nombreuses questions : le prix.

Nous traitons plus en détail du rapport entre PRIX et VALEUR, en nos pages :

> Du prix qui tue …

> … au prix durable

> Le prix de la Qualité Sociétale et Environnementale

Nous nous intéressons ici à son marquage, à sa structure et même sa signification : connaissez-vous la différence entre bénéfice et marge ? Savez-vous réellement calculer un pourcentage ? Pouvez-vous discerner un vrai rabais d’un faux, et un juste prix d’un prix exorbitant ?

Mention du prix, indications délictueuses et répression des fraudes :

Un dépliant simple et pratique est publié par la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) : L’information sur les prix - Que devez-vous savoir ?



Structure et détermination du prix :

La vente à perte est interdite, hormis en période de soldes, et en cas de liquidation d’entreprise.

Donc la multiplication des rabais et des soldes doit nous amener à nous interroger sur le sens réel des prix pratiqués, comme sur la signification de leur affichage.

● La signification du pourcentage : prenons un exemple.

Un prix initial affiché est de 100 €

Un rabais est signalé : - 40%

Le montant de ce rabais est donc de 40 €, et le prix après déduction du rabais est de 60 €

L’opération arithmétique est très simple : 100 - 40% de 100 = 60

Imaginez maintenant que ce rabais n’en soit pas réellement un, mais qu’au contraire, le prix initial affiché soit injustifié, et que la mention d’un rabais n’ait d’autre but que d’inciter à l’achat.

Dans ce cas, le raisonnement s’inverse :

Le prix normal est de 60 €.

Qui paie 100 €, paie 40 € de trop.

Quel pourcentage paie-t-il alors en trop ? 40% ? C’est ce que vous êtes certainement très nombreux à penser… Mais non ! Il s’agit là d’une erreur arithmétique basique, qui égare la plupart des consommateurs…

Le prix normal étant de 60 € et non de 100 €, payer 40 € de trop correspond en pourcentage à 40 sur 60 = + 66,7%

En réalité, si le commerçant ne vend pas à perte en pratiquant un rabais exceptionnel de 40 , le prix de base peut correspondre à un surprofit injustifié de 66,7, soit les 2/3 du prix affiché

Une pratique semble être en voie de se généraliser en France, qui n’était pourtant pas une caractéristique culturelle de notre pays : le marchandage.

Il serait bien naïf de croire que cette évolution est dans l’intérêt des consommateurs, puisqu’elle ne peut qu’inciter les commerçants à gonfler le prix prix initial affiché.

Dans ce cas, le prix après négociation peut éventuellement se rapprocher du prix normal, et c’est l’absence de négociation implique que le client se fait abuser ! Cette inversion des pratiques ne constitue pas un progrès mais une régression évidente quant à la réalité des prix.

● Et que dire des prix dans le secteur du luxe, réputé soutenir le savoir-faire français et l’emploi en France ? … lorsqu’il délocalise discrètement sa sous-traitance dans des pays à bas coût, sans bien sûr répercuter la baisse de ses coûts sur ses prix….

● C’est pourquoi, si la règlementation Européenne et française n’intervient pas sérieusement dans ce domaine, dans le sens réel de l’intérêt des consommateurs, le programme FRANCE DURABLE fait de la transparence économique un de ses objectifs majeurs, et souhaite inciter les entreprises membres à détailler la structure de leurs prix.

Nous estimons qu’au lieu de limiter son analyse aux produits alimentaires, l’ancien Observatoire des Prix et des Marges aurait un rôle capital à jouer dans tous les secteurs. Mais nous pouvons constater par exemple la difficulté rencontrée pour obtenir la véritable composition des prix de la grande distribution


Marges et bénéfices

Voici notamment une ambiguïté récurrente, qui empêche les consommateurs de s’y retrouver.

Marge nette : elle correspond au bénéfice, c’est-à-dire à la différence entre le chiffre d’affaire (basé sur les prix de vente) et la totalité des coûts d’une entreprise (achats, masse salariale, coûts de fonctionnement, etc.)

Ces coûts intègrent bien sûr les salaires, et la rémunération des dirigeants.

Les dividendes (y compris ceux versés aux dirigeants associés et aux autres actionnaires de l’entreprise) ne font bien sûr pas partie de ces coûts.

En revanche, c’est une partie de cette marge nette qui, après impôts sur les bénéfices, est disponible pour les investissements à venir ou pour être, au contraire, distribuée aux actionnaires.

Marge brute : elle est la différence entre le chiffre d’affaire et les achats de l’entreprise. Elle intègre une grande partie des coûts de l’entreprise, notamment sa masse salariale et ses coûts de fonctionnement.

Il est donc tout à fait logique qu’une marge brute soit beaucoup plus importante qu’une marge nette.

Mais toute la difficulté est précisément de connaître sa véritable structure, différentes pratiques consistant à déguiser une partie du profit en rémunération de services (la pratique des marges arrières, qui tue beaucoup de petits producteurs, n’ayant pas vraiment disparu mais seulement changé de forme).


Voir également notre page : Décrypter les marquages d’origine et de qualité


Module en cours de rédaction


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